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Destinataire(s) : Édouard Philippe, Premier ministre et Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Face à la crise du Covid—19, le gouvernement doit revoir sa réforme de l'assurance chômage !

Cette campagne est terminée.

Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement menace de saccager encore davantage nos droits à l’assurance chômage. Le 1er novembre 2019, sa réforme est déjà partiellement entrée en vigueur. Le deuxième train de mesures est prévu pour le 1er septembre. Au total, ces mesures drastiques de baisses ou de suppressions impacterons 1 chômeur indemnisé sur 2, soit plus d'1,2 million de Françaises et de Français. Il faudrait au contraire étendre l'assurance chômage à celles et ceux qui ne sont aujourd'hui pas indemnisés

Alors que l’immense majorité des personnes privées d’emploi cherche un travail, de préférence stable et à temps plein, le gouvernement veut nous obliger à renoncer à nos droits, et forcer nombre d’entre nous à accepter des emplois précaires, courts, sous-payés, voire dangereux !

Dans ce contexte, il est urgent de revenir sur les réformes de l’assurance chômage :
 
👉 Annulation du durcissement du seuil d’ouverture de droit depuis le 1er novembre 2019
👉 Annulation de l’allongement à six mois du seuil de rechargement
👉 Annulation de la dégressivité
👉 Annulation de la mise en œuvre au 1er septembre du changement de mode de calcul de l’allocation, qui induirait une baisse pouvant aller jusqu’à 75% des allocations mensuelles
 
Nous demandons aussi la prolongation d’un an des droits pour tous les travailleurs précaires, et le gel du décompte des droits pendant la période d’impossibilité de travailler, sans quoi de nombreux salariés inscrits vont se retrouver sans droit.

En effet, pour l’instant au 31 mai, même des personnes n’ayant pu travailler depuis mi-mars (et même début mars dans des secteurs comme l’événementiel) et n’ayant pas bénéficié de la prolongation des droits, vont se retrouver sans droits, ayant « consommé » leurs allocations journalières.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Tout le monde ou presque risque de connaître le chômage, qui va s'accroître avec la crise sanitaire que nous traversons. Personne ne veut y rester. Cette réforme nous concerne toutes et tous. Avec toutes les professions, toutes les catégories, toutes les personnes concernées de près ou de loin par le chômage et la précarité, nous disons au gouvernement : personne ne veut de votre réforme de l'assurance chômage. Renoncez-y.

Nous revendiquons pour toutes et tous la mise en œuvre de l’article 23 de la déclaration des droits de l’Homme qui stipule : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage ». Nous cherchons toutes et tous à vivre et travailler dignement ! Cette réforme du gouvernement ? Nous n'en voulons pas. Nous allons lui faire comprendre.

Quels que soient nos métiers (professionnels des Hôtels-Cafés-Restaurants, du Tourisme, des industries, des services…) ou nos situations (CDD, intérim, saisonniers, intermittents du spectacle ou non, etc…), nous exigeons l’annulation de ces mesures et l’instauration de nouveaux droits, notamment pour faire face à la crise.

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